jeudi 17 avril 2014

Disquaire Day 2014 : Cinq disques à acheter


Le 19 avril, les disquaires indépendants survivants seront à l'honneur toute la journée dans la version française du Record Store Day, le Disquaire Day. Pour sa quatrième édition, pas loin de 296 vinyles seront dispos partout en France, UNIQUEMENT chez ces amoureux . Pour faire le tri, la Besace vous a sélectionné 5 disques à acheter ce samedi. De rien.


Various Artists - Space Projet
L'évènement principal de cette édition 2014, c'est ce méga projet intergalactique où le gratin de la pop indie utilise des sons enregistrés dans l'espace. Youth Lagoon, Beach House, Porcelain Raft, Spiritualized, The Antlers...


Temples/Jagwar Ma - Shelter Song/Man I Need
Quand la hype 2013 (Jagwar Ma) se fait remixer par la hype début 2014 (Temples) - et vice versa, cela donne ce double single de grande qualité. Si vous aimez les écartades entre pop, psyché et électronique nébuleuse, les deux remixes devraient faire l'affaire.


Siriusmo/Anstam - Jaja/Muckefuck
Chouchou absolu de la Besace, le doux fou Siriusmo profite de l'occasion pour sortir un 10" en édition limitée avec son poto Anstam. Rien (encore) à se mettre sous la dent pour l'occasion, du coup voici le remix du second pour l'excellent Stinky Wig du premier.


LCD Soundsystem - The Long Goodbye
James Murphy avait tiré plus d'une larme aux plus valeureux d'entre nous en sabordant son LCD Soundystem en 2011. Pour partir en beauté, il avait même claqué un dernier concert majestueux au Madison Square Garden, immortalisé sur ce 5xLP live au tracklisting impressionnant. Pour faire renaître la flamme.


Chapelier Fou - Protest EP
Même chose pour Chapelier Fou qui sort son Protest EP à 500 exemplaires, avec le morceau éponyme issu de Invisible accompagné des remixes de Third Eye Foundation et Dimlite notamment. De l'electronica délicatement alambiquée pour satisfaire les oreilles les plus délicates.



→ À noter aussi les EP de BRNS, Django Django, Metronomy, l'EP live plutôt alléchant de Tame Impala et le LP tropical de Guts & Mambo, Beach Diggin volume 2.

♬ Enfin, je conseille aux Marseillais de faire un tour au Lollipop Store à 19h pour un showcase de Oh! Tiger Mountain, et à Galette Records pour un DJ-set Tambour Battant.


lundi 14 avril 2014

Interview : Benjamin Parent


Pour palier à la morosité des interviews de groupes, j'ai décidé d'interviewer le jeune et talentueux réalisateur Benjamin Parent, responsable notamment du court Ce n'est pas un film de cow-boys et de la websérie Les PuceauX. Je l'avais déjà questionné pour le webzine Le ProfYl, mais cette fois il est plus question de musique. Game on.


On va pas y couper, tout d'abord je te laisse te présenter.
Je m'appelle Benjamin Parent, je suis auteur réalisateur et un peu scénariste. J'ai également pas mal écrit pour des humoristes comme Thomas VDB et plus récemment Joséphine Draï. Et j'ai animé un web show sur le cinéma chez Konbini (ndlr : 5 minutes après le film), mais un peu moins en ce moment.

Pourquoi avoir choisi la réalisation ?
J'ai commencé à tourner avec une caméra VHS à 14 ans et j'ai commencé à réaliser, pour de vrai, à 34. J'ai toujours voulu raconter des histoires, depuis toujours.

Comment vois-tu le lien entre la musique et le cinéma ?
La musique et le cinéma, c'est le mariage idéal même si c'est quelque chose qui me fait toujours un peu peur sur mes projets persos. Trouver le bon morceau et le poser au bon moment. Je dois admettre que je pense rarement en terme de musique, ce qui est un tort. Pourtant j'ai des morceaux qui m'inspirent toujours des images. C'est un piège. Parfois on laisse l'émotion musicale l'emporter sur l'image alors que la musique doit être avant tout complémentaire. Mais je suis encore un peu jeune sur la question.



Quel rapport y a-t-il entre tes projets et la musique ? Choisis-tu tes musiques ? Si oui comment ?
Pour l'instant, j'ai très peu travaillé avec de la musique. J'en ai principalement utilisé sur la série Puceau(x) et je me suis dirigé vers des morceaux du groupe Stuck in the Sound ainsi que Birdy Nam Nam. Non seulement parce que j'aime beaucoup ce qu'ils font, mais qu'en plus ce sont des amis - José est un pote et Pone est mon frère. Un morceau comme Tender était parfait pour le final. Par contre je n'ai pas encore travaillé avec un compositeur. C'est la prochaine étape.

Quels clips t’ont le plus marqués/inspirés ?
Mon réalisateur de clip favori est Dougal Wilson. J'aime tout ce qu'il fait. Il a un sens de l'humour incroyable et toujours de bon concept, bien fort. Ensuite, j'ai toujours adoré le Kid Cudi réalisé par Megaforce qui reste, à mon sens, un très grand clip. J'aime beaucoup de choses. Je suis assez fan de ce que fait Tony Datis avec Skrillex. Il a un univers incroyable. C'est devenu un pote et on développe ensemble son premier long métrage.



Tu aimes le thème de l’adolescence : quels artistes ont marqué la tienne ?
Étant ado, j'étais assez naze en terme de goûts musicaux. J'achetais des compilations Fun Radio... Cependant je me rappelle de deux choses. Mon premier album : A-ha en k7 et la première compilation de rap français : Rappatitude. J'étais à fond de rap à 16 ans. NTM, Assassin, IAM, Beastie Boys, Run DMC, House of Pain... Et j'ai lâché très vite. Ce n'est qu'au lycée où j'ai commencé à découvrir certains groupes comme Rage Against the Machine.

Qu’écoutes-tu actuellement ? Vas-tu en concerts ? (J'espère que ça s'est arrangé...)
J'écoute beaucoup Jackson, Arcade Fire, le soundtrack de Tron Legacy, Watch the Throne, Kavinsky, M83 et The Rapture. Ce sont les sons que je me passe en boucle en ce moment. Niveau concert, le dernier c'était Phoenix, un très bon moment. Je ne suis pas un ouf de concert. J'ai tendance à aimer un petit confort d'écoute, pouvoir m'assoir etc... en mode pépère.

La musique est-elle une source d’inspiration pour toi ?
La musique ne m'inspire pas directement. Elle se pose sur une scène que j'ai en tête et permet de la façonner, mais sinon je n'ai pas encore eu l'occasion de créer en partant uniquement de la musique.



Si tu devais te reconvertir dans la musique, tu ferais quoi ?
Je n'y ai jamais pensé. Je suis entouré de musiciens (ma copine compose et chante, mon frère est Dj et j'ai plusieurs potes qui font du son) donc j'ai un peu de mal à me projeter dans la musique. Je pense que voudrais faire de la basse. Je trouve ça cool. Mais il ne faut pas m'en demander plus.

Félicitations pour le succès de « Ce n’est pas un film de cow-boys », et les récompenses reçues pour « PuceauX » l’année dernière ! Tes projets à présent ?
Merci ! J'ai de nombreux projets en long métrage et en série télé. Je travaille avec mon co-auteur Joris Moris sur une série pour ados qui devrait voir le jour en 2015 si tout se passe bien. Ça reprend l'univers de cow-boys mais cette fois, promis, on sort des toilettes.


Merci à Benjamin pour sa gentillesse une fois encore !

mardi 1 avril 2014

CONCOURS : 2 cassettes de The Vickers à gagner


Ce n'est pas une vieille boutade, OUI des gens enregistrent encore des cassettes et OUI on vous en fait gagner. Mais pas n'importe lesquelles, puisqu'il s'agit d'un EP en édition limitée des florentins romantiques The Vickers, que le jeune label Old Vibrations Records - créé par deux feux-Gender Bender - vous offre gracieusement. En prime, puisqu'on est quand même en 2014, le téléchargement en digital au format mp3 est compris avec la cassette.

Pour ce qui s'agit de l'EP en particulier, vous aviez déjà pu retrouver She's Lost dans la première Rock Tape, et si vous suivez Visual Music, vous avez pu lire la chronique de l'album Ghosts réalisée par mes soins. Au cas où voici l'autre single, I Don't Know What It Is.



Tracklist
  1. I Don't Know What it Is
  2. She's Lost
  3. All I Need
  4. Inside Dream
→ Si tu veux la cassette et les mp3, il te suffit d'aimer/partager l'article via les boutons en bas de page, et laisser un petit commentaire avec ton adresse mail (sur cet article en bas de page). Si tu "aimes" en plus la Besace ainsi que le label Old Vibrations Records sur Facebook, tu seras en pôle position.

En avant Guingamp !


jeudi 27 mars 2014

OneShot #24 : Pharrel Williams - Happy (Woodkid Sad Remix)


Le Woodkid, je l'avais apprécié sur son magnifique premier titre, le surpuissant Iron. Et c'est à peu près tout. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, son premier album est déjà loin derrière, et voilà que Yoann Lemoine revient taper à la porte avec son "remix" de l'agaçant Happy. Ce n'est pas un secret si je vous dis qu'on est loin de la version trap de The Shoes, on se rapproche plutôt de ce qu'il avait déjà pu faire en embellissant So American de Portugal. the Man. Donc au menu, une version piano/violon toute mélancolique, qui accompagne l'acapella de Pharrel Williams.