Plutôt que d'attendre que les astres soit alignés pour claquer une playlist à thème, je me lance aujourd'hui dans une playlist hétéroclite, sans logique, et - je l'espère - hebdomadaire. 10 titres que j'ai écoutés, découvert, qu'ils soient récents ou non, mais qui en valent sincèrement le coup d'oreille.
Pour cette première semaine, il y a de tout : la samba inspirée du génial Jorge Ben, la house foisonnante de Cuthead, le hip-hop électrisant de The 1978ers, le rock abrasif de Violent Soho, l'électronica vaporeuse de Weval... Sans oublier la déflagration de Dumbo Gusto et ses gros cuivres, la délicatesse pop des Veins de Palace et One Time Too Many deMartin Mey, l'exploration onirique de Koloto et pour finir la soul si savoureuse de Curtis Mayfield légèrement retravaillée par DJ Reverend P. Tout ça réuni sur une playlist Whyd, à écouter ci-dessous. N'hésitez pas à vous abonner directement sur la plateforme, j'y laisse fréquemment des nouveautés et j'y construis la plupart de mes playlists.
C'est fini les kikis, on clôt ce mitigé an 2013 avec le traditionnel Top&Flop. Cette année c'est Top 10 vs Flop 10, avec les mentions pour jouer les arbitres au milieu. La frontière entre certains flops et les tops peut être mince, j'ai parfois préféré mettre en avant le désappointement. Bref régalez-vous les petits loups, passez de bonnes fêtes et n'hésitez toujours pas à proposer vos tops persos ! Des baisers.
J'ai laissé parler mon coeur sur celui-là, en lui laissant le trône suprême. Rien d'autre n'a réussi à frapper aussi juste que leur pop électronique, naïve et belle comme une aurore de printemps. Marseille en force cousin ! (Chronique)
Le voilà l'album rap francophone de l'année, au diable les Kaaris. Veence nous a sorti là un recueil de textes inspirés sur des productions d'exception. Tantôt asphyxiante, tantôt hallucinante, la musique du belge ne laisse pas indemne.
La house et le hip-hop sont ici unis dans une grosse ode à la joie. Neuf titres sautant allègrement de la house deluxe à un hip-hop instrumental aux petits oignons. Parfois même entre les deux. Coeur avec les doigts.
Cet EP date du 24 décembre 2012, mais considérons qu'il a eu plus d'impact cette année. Une belle petite collection de titres hip-hop instrumentaux simples, qui vont à l'essentiel avec beaucoup de panache.
Le trio berlinois recomposé a encore une fois visé juste. De l'electronica emmêlée dans de la pop mélancolicoémotionnelle, qui peut soit irriter soit attendrir. Il ne faut pas être allergique au côté pathos et surproduit de la mouture quoi. (Chronique)
A la base prévu pour la partie Flop, je me suis ravisé après une écoute au casque "histoire de vérifier". Flume est un putain de producteur, qui abuse certes parfois de sons au point que certains morceaux restent un peu sur l'estomac, mais quel talent.
J'étais le premier sceptique quand ils ont commencé à faire parler d'eux, mais il faut se faire une raison. On est de nouveau face à de l'électro-pop aux accents psychédéliques, un peu comme Django Django l'année dernière, mais (encore) foutrement addictive. 'Sont forts ces australiens.
Qui aurait cru qu'un énième pastiche de surf rock psychédélique des années 60 aurait eu encore autant d'intérêt en 2013 ? Pas une révolution, mais un sacré tas de (très) bonnes chansons. (Chronique)
On ne s'écarte pas trop des précédents albums, pour taper dans le gros morceau pop indie de l'année. Expérimentations chamaniques et pop classiques se font ici la nique dans un gros brouillard. Une sorte de MGMT sous champi dans les sous-bois.
Pourtant hermétique à la fois au R&B et à la house à l'ancienne, j'ai succombé comme 90 % de la populace aux tubes dancefloor mégaproduits des deux puceaux anglais. Une bien belle performance.
Comme Shaka Ponk l'année dernière, j'ai fait de James Blake ma victime. Sa néo-soul sans âme (un comble ?) étiquetée post-dubstep est vide de tout, au même titre que l'autre tendance Majical Cloudz. Arrêtons-là la passion du néant.
J'envoie une grosse bouse entre les dents plaquées or (ou dans l'espèce de créneau médieval pour DB) de tous les rappeurs merdeux et leur style à en vomir tout son appareil digestif. Voix de merde, flow pourri, prod en mousse, tout est réuni pour former un conglomérat qui fouette sa race. Je chie aussi allégrement sur les acteurs du "néo-RnB" (quel concept fumeux !), Autre Ne Veut, The Weeknd, Drake & co en tête. Le genre de daube 2.0 que tous les décideurs de la hype ont décidé d'acclamer.
Ils ont fait illusion il y a deux ans avec l'agréable/passable Wolfgang..., cette année il faudra s'accrocher pour leur octroyer de l'importance. Un album pop qui fait "plop", voire "flop".
Comment peut-on passer d'un monument comme In the Mountain in the Cloud à cette chenille de titres convenus et resucés ? C'est bien beau de faire un album tous les deux ans, mais va falloir songer à écrire des chansons avant... (Chronique)
Désolé Dev, j'ai bien aimé le premier album de l'orange sanguine, mais là je peux pas. Désolé aussi pour ta maison et ton chien, sale année n'est-ce pas...
Leur EP avait fait mon année 2011, cet album n'aura fait que décevoir, malgré quelques bonnes choses ça et là. In Guards we've trust, mais plus trop maintenant.
On est encore loin d'un gros flop miteux, mais la déception est énorme. L'album reprend avec moins de spontanéité les ressorts de leur pop/new-wave yéyé, pourtant si séduisante... (Chronique)
Après l'enthousiasmant album éponyme, on était en droit d'attendre du lourd de chez lourd du duo. Hélas on ravale un peu nos attentes et on se contente de ce (court) assemblage de bonnes idées souvent médiocrement traitées.
La pente descendante aurait-elle commencée pour Joseph Mount et sa troupe ? Je préfère ne pas y croire et attendre l'album, qui sera génial, j'en suis sûr.
Pas un vrai flop, une petite désillusion compte tenu de la qualité et de la fraîcheur des galettes précédentes. Mais un album plutôt convenable quand même.