Et bim badaboum, 20 titres électro dans ta face de primate. De la house en veux-tu en voilà, de l'électro-pop, du nu-disco, de la collaboration, du remix (Pyramid et Nasser aux manettes ; Electric Guest et même les Beatles y passent), des jeunots (Herr Vogel, Lxury, Disclosure, Kuage...), des plus vieux (Simian Mobile Disco, Erol Alkan)... que de l'électronique pur jus. C'est toujours sur Soundcloud (n'hésitez d'ailleurs pas à me suivre), et c'est ci-dessous.
J'ai décidé pour cette fois de laisser parler le coeur et de mettre en avant les groupes que j'aime vraiment, plutôt que de miser sur des artistes plus confidentiels. Certains noms que vous avez déjà vus plus d'une fois traîner par ici, sont donc de la sélection. Que cela ne vous empêche pas d'aller headbanger sur Nasser ou JC Satan, flotter avec Andromakers ou Bonobo, dandiner et en prendre plein les mirettes sur Breton ou Squarepusher, twerker avec Cashmere Cat, ou encore bouger votre booty avec Kavinsky, Busy P et le très prometteur Oniris qui aurait eu sa place dans ce top.
Créé dans les années 90, ce groupe funky aurait à sa manière permis l'émergence de quelques uns de mes artistes favoris, LCD Soundsystem, Hot Chip et !!!, d'où cette présence méritée dans ce top. Leur propension à faire claquer la basse et shaker les culs semble être un réel don. Tout n'est pas toujours enthousiasmant au point de les taxer d'indispensables, mais ils auront largement de quoi vous faire suer en ce début de soirée.
Auteur d'un seul EP, ce jeune caennais avait tapé dans l'oeil de pas mal de médias musicaux, la Besace en tête, qui l'avait directement fait accéder au Top 2012. Depuis le petit a pas mal évolué, ayant signé quelques titres sur le label Kitsuné, fait le tour de France des festivals et conquis suffisamment de monde pour avoir un statut de révélation de l'électro pépère et mélodique.
Ce duo constitué d'une moitié d'Herman Düne et d'une autre de The Married Monk propose une pop aux allures de BO de films de science fiction voire d'horreur des années 70-80. A coup de claviers cheap, de saxo, de boucles hypnotiques et de bruitage d'ambiance, ils vous feront probablement rentrer dans une transe interstellaire. Comme si vous étiez nu(e) à brouter des champis dans une station spatiale, avec des loups garous cachés dans le cockpit. Grosso modo.
Le prince - que dis-je, le roi ! - de la nu-disco nous accordera sa présence en ce samedi qui prend des allures de moment privilégié. Auteur de l'un des albums de l'année 2012, le norvégien va nous régaler une heure durant de ses délices mélodiques dont il a le secret, afin de retourner le dancefloor et cracher à la gueule de ceux qui disaient que le disco était mort.
Ils auraient dû nous gâter l'année dernière au même endroit, mais pour des raisons que j'ignore on a dû se coltiner à la place un Breakbot pas bien folichon. Pas de souci, cette année le duo constitué de Pilooski et Pentile viendra nous faire délicatement dandiner, avec toute la classe et le raffinement qu'on leur connait. Leurs caresses électroniques aux allures de pop tirent leur inspiration dans bon nombre de genres, comme dans les musiques orientales sur leur dernier maxi Aydin EP. A n'en point douter l'un des moments culminants de la soirée !
Après Husbands, c'est Nasser qui font parler d'eux avec leur retour aux affaires, un EP #6 dans la besace avant l'album #7, prévu le 14 octobre. Premier extrait de tout ça, ce sympathique The World Is Ours, electropop efficace aux allures disco. Et que dire de ce clip magistral ? Des cerfs, sangliers en botte et tenue camouflage tirent à vue sur des humains à poil, tentant tant bien que mal de s'échapper. In a parallel universe...
Marseille, carrefour des civilisations et des cultures, n'a pourtant jamais régné au niveau musical, IAM, Massilia Soundsystem et dans une moindre mesure Chinese Man faisant office d'exceptions. Pourtant la quantité d'artistes et de groupes tirant leur épingle du jeu dans le game phocéen est plus imposant qu'il n'y paraît. En tête, le trio électro-rock Nasser, qui a exporté l'an dernier ses lives nerveux au pays de la liberté d'expression et des yeux bridés, mais aussi les talentueux songwriters Oh! Tiger Mountain et Kid Francescoli, pour ne citer qu'eux. Le point commun entre ces trois acteurs de la survie musicale marseillaise ? Husbands.
Husbandsdonc, un espèce de "superband" à la phocéenne, du 100% local réunissant le guitariste de Nasser, les têtes pensantes d'Oh! Tiger Mountain et de Kid Francescoli. J'avais parlé il y a quelques semaines de ça de leur génial premier extrait, l'ultra-tube pop à la crème "Dream". Depuis sont venus se coller quatre autres titres, qui restent dans la veine pop échafaudés sur des structures électroniques. "Let Me Down (Don't)" rappelle Hot Chip, notamment sur le refrain. On retrouve également une inspiration légèrement r'n'b dans le chant et les rythmiques, comme sur la magnifique "Overseas". Et comment ne pas citer Girls In Hawaii ? La même sensibilité que les belges et un sens mélodique très affûté se retrouvent sur une bonne partie des titres. "You, Me, Cellphones" est une leçon de légèreté, portée par un refrain enjoué repris en chœur et une atmosphère éthérée.
Difficile de ne pas succomber à l'électropop inspirée, simple et sincère du trio marseillais. On a peut-être pas le vivier de Versailles ni la génération fleurie de Reims, mais on se défend très bien avec ce genre de pépite bucolique à savourer en toute circonstance.
Agréable surprise que ce Husbands, sorte de dream team marseillaise réunissant Simon de Nasser, Mathieu dit Oh! Tiger Mountain et Mathieu (encore) de Kid Francescoli. Et pour l'occasion ils déboulent avec un premier titre, "Dream", petit tube electro-pop simple comme bonjour, joli comme un coeur. On le retrouverait dans une pub prochainement que cela ne m'étonnerait pas... En tout cas on attend la suite impatiemment !
Gracieusement invité par un ami, j'ai pu me rendre à l'une des tant vantées Nuits Zébrées de l'excellente radio Nova. L'édition marseillaise était franchement attirante, avec une programmation majoritairement française (4/5) et locale (3/5). Petit débrief.
Jehro, la décontraction Rien de tel pour commencer tranquillement la soirée que la belle voix du local Jehro. Oscillant entre chanson, reggae et "musiques du monde", ses compositions parfaitement interprétées ont permis un décollage en douceur. Agréable mais loin d'être transcendant, hélas.
Mardi Gras.bb, la sensation Seule inconnue au bataillon, cette fanfare allemande a fait un bien fou. Composée en majorité de cuivres et d'un DJ, la joyeuse troupe aux membres tous plus charismatiques les uns que les autres a foutu la banane à bon nombre d'entre nous. Sautant du jazz à la bossa nova en passant par le swing et la soul, leurs compositions mises en scène sont un précieux stimulateur euphorique. Difficile de ne pas se trémousser. Vivement conseillé, si vous avez l'occasion de rejoindre leur périple haut en couleur n'hésitez surtout pas.
The Shoes, la déception C'est LE groupe dont tout le monde parle ces temps-ci. Les ex-The Film enchaînent les interviews et les passages télé, leur Crack My Bones est chroniqué à peu près partout et bénéficie même d'un puissant 7.1 sur Pitchfork. Ce qui n'est tout de même pas rien. Personnellement très partiellement emballé par leur pop groovy, j'attendais quand même pas mal de leur concert. Hélas la sauce n'a pas plus pris. Leur prestation était pourtant correcte, sans accrocs et les 2 acteurs principaux remuant. Peut-être suis-je tout simplement hermétique à leur musique...
Nasser, la confirmation Déjà vus à Aubagne avec les fous furieux de Success, Nasser m'avait laissé un sentiment positif bien que légèrement mitigé. Nul doute que leur electro-rock envoie la sauce comme il faut, seulement il pêche un peu parfois par sa linéarité. Mais bon, un groupe aussi efficace en concert, ça ne se refuse pas. Les 3 marseillais font leur boulot tant musicalement que scéniquement, foutant un bordel monstre dans la fosse. Ce fut d'ailleurs logiquement le point culminant de cette soirée, leur montée en puissance ayant particulièrement bien fonctionné. A ne louper sous aucun prétexte.
Tambour Battant, l'abdication Venu en grande partie pour eux, car friand de leur melting pot musical assaisonné aux beats couillus (sic), j'ai dû me résoudre à rendre les armes après avoir tout donné au concert précédent et savourer le set de loin. Et autant ça pouvait le faire avec Jehro ou Mardi Grass B.B., autant là ça n'avait pas grand intérêt. Car leur électro foutraque, bien qu'ayant perdu un peu de l'éclectisme passé, est assez jouissive et se vit debout, en transe. Au bout d'un moment il fut temps pour nos corps meurtris de rentrer. Dommage.
On passera le jeu de mot foireux, voici venu la 2ème mouture électro du blog.
Opptimo - Travellers EP
Opptimo m'a d'abord fait penser à l'excellent titre de Liquid Liquid, Optimo donc, ce titre complètement fou et galopant à la !!!. Mais que nenni, la musique de ce jeune turc jongle plutôt entre disco galactique et funk diablement sexy, avec ce qu'il faut de basse et de rythmes hachés à la Justice pour faire mouvoir ton boule on da dancefloor. Ça reste cependant assez complexe pour être écouté au chaud chez soi, sans se prendre la tête mais plutôt un pied fou. Leur EP est sorti hier, ce serait dommage de passer à côté de titres comme Disaster ou Locate, très très efficaces. En plus le dernier cité est en DL gratos, alors pourquoi se priver ?
Peu emballés par leurs récents remixes, j'ai quand même jeté une oreille à leur dernier EP après Delicatessen, composé de 2 morceaux aux titres assez évocateurs de l'atmosphère de la galette (si j'ose dire). Chacun d'entre eux est empreint d'une ambiance digne de vieux films d'épouvante, à grand renfort de synthés crissant et de cris stridents. Ne pas se méprendre cependant, on tend plus vers la BO de vieux jeux de vampire type Castlevania ou dessin animé de Scoobidoo, que vers un Dracula.. Quoi qu'il en soit le rendu est assez jubilatoire, rappelant vaguement Danger par moment (sur Scream notamment). A défaut de faire frémir de peur ce double EP file une sacrée pêche, à condition de ne pas être allergique aux orgues stridentes de vieux château hanté.
Cassius - The Rawkers EP Cassius, c'est pour beaucoup (moi compris) 1999, The Sound of Violence, Toop Toop, soit des titres très efficaces, aux rythmiques et au groove imparable. Après Youth, Speed, Trouble, Cigarettes. et les diverses maltraitances infligées à 99, ils nous reviennent avec cet EP, un clip et une application iPhone, parce que c'est tendance. Le disque est assez hétérogène et hélas inégal, malgré quelques bons moments. Parmi lesquels les classiques Brotherhood (un peu terne) et The No No's (très Ed Banger), les surprenants mais très bon I ♥ U SO et Les Enfants, rappelant vaguement James Murphy et son LCD Soundsystem.
Le trio marseillais dont la renommée ne cesse de croître offre gracieusement une petite mixtape comprenant leurs derniers remixes. Au programme un électro rock acide comme ils savent si bien le faire, dont ils assaisonnent allégrement des groupes principalement régionaux : les prometteurs aubagnais de Dissonant Nation, le duo électro aixois Stereoheroes, les marseillais de Kid Francescoli...mais aussi les chiants The Dø, que je n'arrive à supporter que remixés. On peut également se délecter du très bon remix de leur hit Come On par Buggin', un groupe lillois qui envoie du gros son aux relans hip hop/funky, à la sauce "french touch" (terme que j'exècre). Représente le 1-3, si si la famille.
We Play, We Are (Nasser remix) de Dissonant Nation
Après des épisodes houleux, durant lesquels l'avenir de l'un des (trop) rares festivals marseillais devenait flou pour des raisons d'implantation géographique, voilà que ce dernier bénéficie de la Friche la Belle de Mai comme terre d'accueil du 23 au 25 septembre 2010. En plus de ça, le festival dévoile son visuel et, comme chaque année, des premiers noms plus qu'alléchants.
Erol Alkan (UK) - A-Trak (US) - Beat Assailant (US-FR) - M.A.N.D.Y. (DE) - A Certain Ratio (UK) - Sage Francis (US) - Féfé (FR) - Tumi and the Volume (ZA) - Aeroplane (BE) - The Qemists (UK) - Shaka Ponk (DE-FR) - Japanese Popstars (UK) - Daedelus (US) - Danton Eeprom (FR) - Killer Meters (UK) - Ghislain Poirier & MC Face T (CA) - Missill (FR) - Dr Lektroluv (BE) - Iswhat (US) - Cibelle (BR-UK) - Beardyman (UK) - Misteur Valaire (CA) - Lexicon (US) - Ezra & Los (FR) - Fedayi Pacha (FR) - Scratch Bandit Crew (FR) - Fowatile (FR) - Nasser (FR) - Para.l.el (FR) - Curry & Coco (FR) - Jamaica (FR) - Success (FR) - D.V.D. (JP) - Humantronic (DE-FR) - Blatta E Inesha (IT)…
Principalement porté musiques électroniques, on retrouve des grands noms de l'électro comme Erol Alkan, A-Trak (mais si, le remix des Yeah Yeah Yeahs), Japanese Popstars, Daedelus, Missill ou Nasser; du hip hop comme l'immanquable Sage Francis, Tumi and the Volume, le grandiloquent Beat Assaillant ou encore le Scratch Bandit Crew. Mais aussi l'excellent beatboxer Beardyman, le montréalais Ghislain Poirier et les insupportables Shaka Ponk, bénéficiant d'une hype assez inexplicable, moi qui les croyais morts il y a 4 ans de cela..
Un line-up assez intéressant, et qui va encore s'étoffer d'ici le 23 septembre. La billetterie est d'ores et déjà ouverte.